Son patrimoine viticole

Seule Appellation d'Origine Contrôlée de France à tirer son nom de son terroir.

C'est dire toute l'importance de celui-ci.

Si les sols des Graves sont la richesse des Grands Vignobles Bordelais, une seule région bien délimitée porte ce nom de "Graves". Quoi de plus normal, car berceau de la vigne, c'est là que s'élabore la civilisation viticole.

La découverte des vertus du sol des Graves ne fut possible que grâce au destin politique et original de Bordeaux et de son port.

Le vignoble Bordelais de l'Antiquité se développa sur toutes les croupes graveleuses. Mais l'insécurité du Moyen-Age obligea à rapprocher les vignobles de Bordeaux et de la rive gauche de la Garonne. Actuellement, la région viticole des Graves s'étend du Sud de Langon au Nord de Bordeaux. Un arsenal commercial et juridique légitima et protégea les Vins de Graves puisque la ville de Bordeaux fit défense expresse à tous les taverniers "de vendre ou de crier les Vins de Médoc, Palus, Queyres et autres, pour les Vins de Graves".
C'est lors du passage de la GUYENNE sous l'autorité Ducale du Roi d'Angleterre que la viticulture suburbaine des GRAVES connut un essor qualitatif et quantitatif prodigieux.


Profitant d'un courant commercial sans précédent et proche du port, le vignoble vit affluer les capitaux des Bordelais et autres Bourgeois, Nobles et Ecclésiastiques. Au siècle des Lumières, MONTESQUIEU, vigneron des GRAVES accentue encore le commerce des Vins de GRAVES en GRANDE-BRETAGNE. Pendant longtemps, le Nord se spécialisa dans l'élaboration du Vin Rouge et le Sud dans celle du Vin Blanc. Actuellement l'équilibre et l'harmonie fait qu'il y a d'excellents Vins Rouges et d'excellents Vins Blancs, aussi bien au Nord qu'au Sud.

Lire les articles suivants :

CARACTERISTIQUES GEOLOGIQUES DES GRAVES IMPORTANCE VITICOLE LES CEPAGES APPELLATION GRAVES ET GRAVES SUPERIEURES    85 Ko

HISTOIRE DE SON VIGNOBLE   13 Ko

Son patrimoine historique


Georges CAZEAUDUMEC


André CASTAING
et sa femme


André CASTAING

LES POILUS 

Nous devons à Jean Louis CLEMENT notre concitoyen, le travail de recherche qui est retranscrit ci-dessous et à Daniel BONNAC la volonté de le faire connaître.

Celui-ci a été fait en 1985 pour les besoins du journal local de l'époque qui s'appelait « St Pey mon village », Jean Louis CLEMENT en était un des principaux animateurs.



Que cette parution dans un média plus vaste soit le témoignage de notre amicale reconnaissance.

Lire la suite :


LES POILUS : LEUR HISTOIRE    166 Ko

Son patrimoine culturel

L'ÉNIGME DE SAINT PIERRE DE MONS

Quelle est
l'origine de la remarquable statue de bois polychrome de l'église de Saint Pierre de Mons ?
 

Enfant du pays, le chanoine Pierre Léglise a enquêté sur cette ques­tion, ainsi que sur les origines du nom de la commune.

Commune du Sauternais, Saint-Pierre de Mons est située non loin de Saint-Macaire au célèbre prieuré. L'église de Saint-Pierre, datée du XVIè siècle et largement remaniée au XIXè, conserve en ses murs un très beau retable, ainsi qu'une étonnante statue en bois po­lychrome.

C'est au chanoine Pierre Léglise que l'on doit la redécouverte et la restauration de ce qu'il estime être une pièce exceptionnelle.

La statue, qui représente un homme de grande taille, fut long­temps prise pour un saint Pierre, ce qui lui avait valu d'être placée à l'entrée de l'église, pour « accueillir les fidèles», en fait, il s'agit d'un saint Paul comme l'atteste le livre qu'il porte sous le bras et l'épée qui lui a été restituée.

Comment cette statue
de bois polychrome, qui date vraisemblablement du XVIIè siècle, a-t-elle atterri à Saint-Pierre de Mons?
 
Pour le chanoine Léglise, elle serait venue de Saint Macaire, le prieuré voisin, comme un cadeau dont on ignorait la valeur.

Ses recherches autour de cette statue ont entraîné le chanoine à s'interroger sur les origines du nom Saint Pierre de Mons car la paroisse était originellement la paroisse Saint-Rémy.

L'ancien presbytère, de l'autre côté de la route, en témoigne.

En revanche, l'église actuelle sur laquelle on peut lire nettement la date 1554 fut édifiée sous le nom de saint Pierre de Mons un changement de nom inexplicable, Saint Rémi étant l'un des saints les plus honorés de l'époque.

Le chanoine Léglise a rapproché ce nom de « Mons st Pierre » l'ancienne église prieurale romane de Belin-Beliet, où étaient honorés les preux de Charlemagne, et de « St Pierre de Sainte Quitterie " citée dans le guide du Pèlerin de Compostelle comme le sanctuaire abritant les corps des preux compagnons de Charlemagne cités dans « La chanson de Roland »: Olivier, Gondebaud, Garin, Ogier...

C'est donc le rayonnement de « La chanson de Roland » chère aux pèlerins de St Jacques de Compos­telle, qui aurait entraîné l’appellation Saint-Pierre de Mons, l’hypothèse est poétique et rien ne vient la contrarier.